Requiem - Offertoire - Fauré
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En naviguant sur notre site, découvrez les différentes parties du Requiem de Gabriel Fauré,

donné lors de la saison 2018.

CONCERTS EN MAI 2020

Aix en Provencechapelle du Sacré Coeur, 

samedi 2 à 20h30 et dimanche 3 à 17h30

L'Isle sur la Sorgue, collégiale N D des Anges, dimanche 17 à 17h30

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18 € sur place - 15 € étudiant et prévente

gratuit moins de 12 ans

Réservation 07 66 00 12 08 

Résolument moderne hier (17e et 18e siècles), mais ne manquant déjà pas de susciter des querelles, la musique, aujourd’hui qualifiée de baroque, connaît depuis quelques décennies un regain d’attractivité. Le mot n’a plus rien de péjoratif, la mode du renouveau est révolue, c’est bien la richesse mélodique, l’inventivité harmonique, l’instrumentation ou les audaces vocales qui s'imposent, côtoyant les innovations musicales des 20e et 21e siècles.

Baroque, la musique !

La période baroque qui couvre un siècle et demi (du début du XVIIe au milieu du XVIIIe siècle) est celle de l’invention de maints genres musicaux, tant dans le domaine de la musique instrumentale (avec la naissance du style concertant) que de la musique vocale (avec la naissance de l’opéra). La musique religieuse poursuit sa transformation et cet art, longtemps chanté a cappella, se voit progressivement doté d’un accompagnement de plus en plus élaboré, à travers des messes, motets, cantates, oratorios et psaumes.

Au même titre que l’Allemagne avec Bach, la France avec Rameau, l’Italie du premier XVIIIe siècle connaît ses hérauts, dont Vivaldi est aujourd’hui le plus célèbre, devant Pergolesi et le presque oublié Galuppi. Mais l’Italie n’étant, à l’époque des protagonistes de notre programme, qu’une zone géographique à l’histoire tumultueuse, il convient d’en préciser leurs origines territoriales : la République de Venise pour Vivaldi et Galuppi, les États pontificaux et le Royaume de Naples pour Pergolesi.

Antonio VIVALDI (1678-1741), plus ou moins oublié après sa mort, et ce jusqu’au début du XXe siècle, doit d’abord sa célébrité comme violoniste virtuose. Auteur de plusieurs centaines de concertos pour son instrument, destinés aux jeunes orphelines de l’Ospedale de la Pieta, la plus célèbre des institutions de bienfaisance vénitiennes où l’enseignement musical était d’un très haut niveau. Entré dans les ordres, d’où son surnom de « Prêtre roux », il renonce à célébrer la messe dès l’âge de 25 ans pour ne se consacrer plus qu’à la musique. 

À partir de 1713, il se tourne vers l’opéra, genre vénitien par excellence, en écrit une cinquantaine dont une vingtaine nous est parvenue : parmi eux, d’incontestables chefs-d’œuvre, où la prodigieuse diversité et inventivité des airs riches en vocalises l’emportent sur la profondeur et la vraisemblance des livrets et contribue à sa gloire à travers toute l’Europe. Enfin, dans sa musique religieuse dont il nous reste une cinquantaine de titres se trouvent d’exceptionnelles compositions chorales par la qualité de leur polyphonie et leur caractère festif. À côté des œuvres à double chœur destinées aux tribunes de la basilique Saint-Marc, on ne saurait oublier le Gloria en Ré, musique sacrée la plus célèbre de Vivaldi avec son Stabat Mater pour alto.

S'il a développé le genre concertant, pour le violon en particulier mais aussi pour un grand nombre d'instruments, comme nul autre, puis donné de la voix à travers maints opéras profanes, celui qui reçu la tonsure ecclésiastique à l'âge de 15 ans et porta la soutane sa vie durant, n'a relativement livré que peu d'oeuvres sacrées.

Parmi celles-ci, le Gloria composé en juillet 1714 est l'une des premières qu'il écrivit pour l’Ospedale de la Pieta, la composition d’œuvres sacrées étant réservée aux maîtres de chœur de l’institution.

Des 12 mouvements du Gloria, 9 sont prévus pour le chœur dont un avec une partie soliste pour la voix d’alto (n°8 Domine Deus, Agnus Dei). Outre l’alto que l’on entend aussi dans le Qui sedes (n°10), deux soprani interviennent comme solistes, en duo (n°3 Laudamus te) ou seule (soprano I dans le n°6 Domine Deus.) L’alternance des mouvements repose sur les contrastes saisissants, Gloria puissant, Et in terra pax expressif et apaisé, 

Laudamus te léger.

Baldassare GALUPPI (1706-1785) fut même plus célèbre de son vivant que Vivaldi, notamment grâce à une fructueuse collaboration avec Carlo Goldoni pour 17 de ses opéras. De 1740 à 1751, il est maître de musique à l’Ospedale dei Mendicanti, autre institution de bienfaisance réservée aux jeunes orphelines puis devient maître de la prestigieuse Capella Marciana de San Marco en 1762. Il compose alors surtout de la musique religieuse, dont des Gloria et des Credo pour les messes de Noël célébrées à San Marco. Sa réputation l’amena à travailler en Angleterre ainsi qu’à la cour de Saint Petersbourg où il fut appelé par Catherine II de Russie.

Le Nisi Dominus (Psaume 126) composé en 1777 est écrit pour 3 voix solistes (2 soprani et 1 alto), chœur à 4 voix, cordes et continuo. Sur les 7 mouvements, les premier (Nisi Dominus) et dernier (Sicut erat in principio) sont dédiés au chœur seul. Précédé d’une introduction orchestrale, le premier numéro commence par les voix de femmes, bientôt rejointes par les hommes. Dans le n°2 (Vanum est vobis), l’ensemble est accompagné par un duo soprano-alto, les voix solistes et le chœur se répondant avant de se mêler. Les autres morceaux alternent un duo de soprani (n°3 Cum dederit dilectis), et trois arias (n°4 pour soprano Sicut sagittae, n°5 pour alto Beatus Vir et n°6 pour soprano Gloria Patri.)

Giovanni Battista DRAGHI, dit PERGOLESI (1710-1736) est à la fois le plus jeune et le premier disparu de ces trois compositeurs, à l’âge de 26 ans seulement, sans doute de tuberculose. Ce nom lui vient de la commune de Pergola dont sa famille était originaire. Bien que né près d’Ancône, c’est à Naples, au Conservatorio dei Poveri di Gesù Cristo, qu’il étudie entre 1722 et 1731. Il compose avec des succès grandissants une dizaine d’opéras au service de princes napolitains et répond également à des commandes romaines. 

Sa santé fragile le conduit dès le début de l’année 1736 à se retirer au monastère de Pozzuoli. Pendant les deux derniers mois d’une vie si brève, il compose en parallèle un Salve Regina et le Stabat Mater qui fait depuis près de trois siècles sa gloire. Sa mort plonge l’Italie dans la stupeur et suscite aussitôt le vif désir d’entendre et de posséder ses œuvres. Parmi ses compositions religieuses, on trouve aussi une Messe à double chœur écrite en hommage aux victimes d’un violent séisme à Naples en 1732.

Le Confitebor tibi Domine (Psaume 110) écrit pour soprano, alto, chœur à 5 voix (avec dédoublement des soprani), cordes et continuo, est une œuvre pleine d’allégresse. Il s’ouvre (n°1 Confitebor tibi Domine) et s’achève (n°7 Sicut erat in principio) par le chœur sur le même motif musical, lequel évolue dans le final époustouflant vers un Amen anticipé aux basses puis repris par les différents pupitres à l’unisson, le soprano solo glissant au-dessus d’aériennes vocalises. Entre ces deux pièces, on peut entendre un plus solennel Confessio et magnificentia opus ejus du soprano solo poursuivi avec l’adjonction du chœur, le Fidelia omnia mandata ejus du soprano solo, une nouvelle intervention chorale dans le Redemptionem misit populo suo, un sombre puis allègre Sanctum et terribile nomen ejus de l’alto et un bref Gloria du chœur qui prépare le morceau conclusif.

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